La situation actuelle à l’est de la République démocratique du Congo (RDC) est le fruit d’une longue histoire de conflits et d’ingérences extérieures. Pour en comprendre les enjeux, les relations entre la RDC et le Rwanda, ainsi que les pays environnants, ont été façonnées par des siècles d’interactions, de conflits et de migrations.
L’histoire de la RDC est marquée par une colonisation brutale qui a laissé un héritage de divisions ethniques et de rivalités attisées par les puissances étrangères. Les territoires de la RDC et du Rwanda ont partagé une histoire entremêlée bien avant la colonisation européenne. Les royaumes précoloniaux, comme celui du Rwanda et de Bashi, entretenaient des relations alternantes entre coopération et conflit. L’indépendance en 1960 n’a pas mis fin aux ingérences extérieures, bien au contraire. Le Rwanda, qui a connu le génocide, joue un rôle clé dans les tensions actuelles, et les conflits sont exacerbés par des intérêts économiques liés aux ressources naturelles. À la suite de ce génocide en 1994, des répercussions profondes ont eu lieu sur la région. L’afflux massif de réfugiés en RDC a déstabilisé l’est du pays, conduisant à une série de conflits impliquant le Rwanda et d’autres pays voisins et l’exploitation des minerais a alimenté une catastrophe humanitaire. Ces événements ont jeté les bases des tensions actuelles.
« l’inaction face à la souffrance est aussi une faute morale. »
Goma est tombée aux mains du M23 en janvier 2025, soutenu par le Rwanda, après d’intenses combats contre les forces congolaises. Cette prise de contrôle a entraîné le déplacement de nombreux civils et augmenté les tensions régionales. Les massacres de populations civiles, la famine et la terreur qui règnent à Goma et ses environs sont les signes d’un génocide que le monde refuse de voir, et le manque d’accès aux ressources essentielles constitue une grave violation des droits humains. Les grandes puissances et les organisations internationales observent sans agir, tandis que la souveraineté de la RDC est remise en question, et la liberté individuelle des citoyens est sévèrement compromise. Les pays consommateurs de minerais congolais, via tout ce qu’ils utilisent, doivent appliquer des régulations strictes contre les « minerais de sang ».Dans ce contexte de guerre et de violence, la liberté individuelle et les droits civiques sont réduits à néant. Comment parler de libération coloniale ou de démocratie quand un peuple entier est opprimé, exilé, massacré ? L’absence de reconnaissance des souffrances congolaises par la communauté internationale pose question : qui sont les véritables témoins de cette tragédie ?
La jeunesse congolaise est témoin de cette guerre. Elle représente l’avenir du pays, et c’est elle qui doit prendre conscience de l’urgence de la situation. Il est temps de remettre en question les structures et les lois qui ont permis à ce conflit de perdurer. La protection des droits humains, la justice sociale et le respect de la souveraineté doivent être au cœur des efforts de résolution. Ce texte est un appel à la réflexion, à la remise en question des lois et des systèmes en place. Nous ne pouvons plus attendre. Il faut, de gré ou de force, initier le changement.
Nous avons la responsabilité d’agir, de nous informer et de sensibiliser notre entourage. Seule une prise de conscience collective et un engagement actif pourront ouvrir la voie à un changement. Cet article s’adresse à tous ceux qui s’interrogent sur la situation à Goma, à ceux qui veulent comprendre, et surtout, à ceux qui veulent agir. Soyons acteurs et porteurs d’actions concrètes. La liberté, la vraie, ne s’obtient pas en restant spectateur.
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Cher Sion,
J’aime ta manière d’interpeller ; lorsque tu parles du «fruit d’une longue histoire de conflits et d’ingérences extérieures », il y a dans ce lot, les anciens colonisateurs : belges, allemands, anglais etc. qui, faute d’avoir soldé les différents de stratégie géopolitique, commerciaux et même ethniques exportés de l’Europe sur la terre africaine, ils ont, avec l’aide des organismes internationaux comme La Croix Rouge coloniale, déplacé des populations sur des terres qu’ils n’avaient jamais réussi d’occuper avant l’arrivée de l’homme blanc.
Maintenant qu’il y a en plus des intérêts économiques nouveaux liés au sol et au sous-sol, associés à la quête de suprématie dans la sous-région favorisée par l’accès aux armes, l’intérêt de la paix est dès lors subordonné à la qualité de l’amitié et à la valeur du porte-monnaie ; les limites à ne pas franchir qu’ils n’avaient pas pu définir et imposer avant de partir sont devenus les ficelles qu’ils tirent pour imposer les nouvelles règles de jeu sur l’échiquier international mais, ces prestidigitateurs qui font apparaître tantôt des tragédies, tantôt de semblant d’assistances oublient qu’il y a une jeunesse qui voit tout et dont la résilience est un signe évident d’apprentissage à dire non un jour et qu’au dessus de tout il y a un Dieu qui laisse tout faire à dessein pour faire un jour des vaincus d’aujourd’hui, de grandes puissances de demain. Qui vivra verra.
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